salle principale, Paris

Ícaro Lira, Matthieu Saladin, Annie Vigier et Franck Apertet (les gens d’Uterpan), Claude Closky

Ícaro Lira 

Critíca Radical est un groupe de militants formé en 1973 qui a largement contribué à la réorganisation des mouvements sociaux dans l’état de Ceará au Brésil. L’ensemble de leurs initiatives visent à contribuer à l’organisation d’un nouveau mouvement social, en vue de supplanter le système patriarcal moderne qui produit des biens avec sa logique destructrice et de construire une société d’émancipation humaine. D’un point de vue pratique, le groupe a mené diverses activités, notamment des campagnes pour le non-vote, contre la violence, contre la criminalisation des mouvements sociaux et pour le droit à la mémoire et la vérité sur la torture, les morts et les disparitions de la période de la dictature militaire. Actuellement, en plus de participer activement aux luttes, le groupe s’engage à mettre en oeuvre une expérience pratique innovante pour démarrer la construction d’une société post-capitaliste, de proposer la construction d’un nouveau mouvement social pour rompre avec le capitalisme et la construction d’une société d’émancipation humaine et environnementale.

Ícaro Lira croise le groupe Critíca Radical lors de sa première manifestation dans sa ville à Fortaleza. Depuis cette rencontre, il ne cessera de suivre et de témoigner de leurs actions. Cet enregistrement sonore est un documentaire produit à l’occasion de l’exposition Meta-Archive: 1964-1985 à São Paulo en 2019. Il a été présenté à la galerie Salle Principale dans le cadre de la première exposition solo ‘leçons de la pierre’ de l’artiste en France en 2019/2020.

 

Né en 1986 à Fortaleza (Brésil), vit et travaille à Fortaleza et à São Paulo (Brésil) Ícaro Lira s’attache à analyser les implications et l’évolution des actes politiques et historiques brésiliens par le biais de travaux documentaires, archivistiques, archéologiques et de fiction. Ses expositions ont des structures semblables à celles de petits “musées”, il y rassemble différents fragments oubliés, produisant un système d’ob-jets où s’articulent matériaux artistiques et non artistiques, ainsi qu’un ensemble d’actions, qui ne se confinent pas nécessairement au monde de l’art, mais se déploient à travers des livres, des ateliers, des débats, des promenades, etc. Ícaro Lira a étudié le cinéma et la vidéo à la Casa Amarela – Université Fédérale du Céara à Fortaleza puis la vidéo et le son à l’Institut de Cinéma Darcy Ribeiro à Rio de Janeiro. Il a poursuivi ses études à l’Ecole des Arts Visuels au Parc Lage à Rio de Janeiro. 

 

Ícaro Lira est représenté par la galerie Salle Principale, Paris (France) et la galerie Jaqueline Martins, São Paulo (Brésil).

 

 

Matthieu Saladin

Evaporation

Enregistrement de l’évaporation de 785 grammes d’eau, soit la quantité moyenne d’eau qu’un corps perd sur une journée de travail dans un bureau, selon les statistiques d’un bilan thermique Carrier. 

 

Economic Score

La pièce Economic score consiste en la transposition d’une économie culturelle en partition. Economic score « Der Canaletto-Blick » reprend le budget de l’exposition Kunst am Bau Projekt (commissariat Pierre Bal-Blanc et Kathrin Rhomberg) à la Erste Campus à Vienne. Enregistrement du concert dirigé par le chef d’orchestre Rupert Huber et interprété par les musiciens Petra Samhaber-Eckhardt (violon), Nina Pohn (violon), Katharina Pöttinger (alto) et Peter Trefflinger (violoncelle), le 23 janvier 2017. Direction et répétitions, Rupert Huber. Le concert comprenait également deux cantates de J.S. Bach sur la dette, entourant la composition et interprétées par un ensemble baroque.

 

Burning Microphone

Enregistrement d’un microphone captant sa propre destruction par le feu.

 

Né en 1978 à Versailles (France), vit et travaille à Paris et à Rennes (France) Matthieu Saladin est artiste et musicien. Sa pratique s’inscrit dans une approche conceptuelle de l’art, réflé-chissant, à travers un usage récurrent du son, sur la production des espaces, l’histoire des formes et des proces-sus de création, ainsi que sur les rapports entre art et société du point de vue économique et politique. Elle prend aussi bien la forme d’installations sonores et de performances que de publications (livres, disques), de vidéos et de créations de logiciels. Matthieu Saladin est maître de conférences en arts plastiques à l’Université Paris 8. Il est également directeur de rédaction de la revue TACET et participe aux revues Volume! et Revue & Corrigée. 

 

 

les gens d’Uterpan

La stratégie de Y.A.A.D. aborde (réaborde) la radio en tant que source d’ouverture au monde, vecteur de connaissance et médium démocratique. Parce qu’elle atteint la personne dans sa sphère intime, la radio permet d’agir sans discrimination sur des individus libres, anonymes, non répertoriés et non sélectionnés. Des citoyens, à proprement parler. La radio propose fondamentalement un élargissement de l’espace social de la performance et des relations d’un individu avec d’autres individus.

À travers la radio, les gens d’Uterpan transposent le travail et l’action du chorégraphe, en appliquant ses injonctions, ordres et incitations vers l’auditeur. Cette décontextualisation de l’autorité du chorégraphe par la radio intègre l’utilisation des qualités, des restrictions et des formatages de la radio elle-même.

Y.A.A.D. propose une relation singulière entre les responsables et les programmateurs de la radio, les commis-saires de la pièce, les artistes et les auditeurs.

La radio qui s’engage à diffuser ces sessions doit respecter le protocole de diffusion associé à chaque session. Aucune annonce ou explication en ligne ne doit précéder la diffusion des fichiers. La radio s’engage à ne communiquer en ligne sur les sessions qu’à l’issue de leur diffusion intégrale. Aucune des sessions ne peut être accessible en pod-cast ou en catch-up.

Pour la diffusion sur Radio Grenouille durant le salon Art-o-rama, nous proposons l’activation de 4 sessions : format Jingle, format tube/hit, format compte-rendu et format leçon.

 

Protocoles de diffusion

 

Format jingle

Titre: You are a fucking dancer

Durée du fichier : 4’’

Période de diffusion : durée complète du salon Art-o-rama

Présentation : la phrase « you are a fucking dancer » précédée d’une virgule sonore.

Protocole de diffusion : le jingle doit être entendu 48 fois par période de 24 heures.

 

Format tube/hit

Titre: Radio skills arouse the idiot czar

Durée du fichier : 3’35’’

Période de diffusion : tout le temps que dure le salon

Présentation : succession d’actions énoncées par la voix synthétique transgenre d’un traducteur de langue, entrecoupée d’appréciations de la part du chorégraphe.

Protocole de diffusion : Le morceau doit être diffusé durant une plage musicale ou s’il est diffusé seul, prendre la place et se substituer à un morceau musical initialement prévu. Le nombre de diffusion quotidienne du morceau correspond à 10% de la masse de diffusion musicale quotidienne de la radio.

 

Format compte rendu

Titre: What’s new

Session constituée de 24 fichiers

Durée d’un fichier : 3’31’’

Période de diffusion : 5 jours consécutifs

Présentation : succession d’injonctions, physiques, spatiales et temporelles, énoncées rythmiquement sans pause et sans variation. Dans chaque session, un mot différent à été ôté et remplacé par un mot nouveau. Chaque fichier et introduit par une amorce sonore.

Protocole de diffusion : chaque compte rendu doit être diffusé à la suite immédiate des plages d’informa-tions de la radio. Le 2d jour de diffusion sert de référence pour les 4 autres jours. Au cours de ce 2d jours, le maximum de diffu-sion possible devra être effectué. Au prorata de ce maximum :le 1er jour, les 3⁄4 de ce maximum seront diffu-sés, le 3ème jour les 2/3 de ce maximum, le 4ème jour la moitié de ce maximum, le 5ème jour le 1⁄4 de ce maximum. Chaque jour un nombre de fichier peut être utilisé, dans l’ordre de classement fourni. Fichiers 1 à 5 pour le 1er jour, fichiers 6 à 11 pour le 2d jour, fichiers 12 à 16 pour le 3ème jour, fichiers 17 à 20 pour le 4ème jour, fichiers 21 à 24 pour le 5ème jour. En regard du nombre de diffusion quotidienne calculée, la diffusion d’un ou de plusieurs fichiers doit être répétée.

 

Format leçon

Titre: 360°

Durée du fichier : 6’15’’

Période de diffusion : chaque jour du salon

Présentation : enchainement énoncé de postures qui compose un enchainement chorégraphique.

Protocole de diffusion : la pièce doit être diffusée chaque matin entre 6 et 10 heures. Le dimanche matin entre 8 et 12 heures

 

Annie Vigier et Franck Apertet, nés respectivement en 1965 et 1966, sont associés depuis 1994 sous le nom générique « les gens d’Uterpan ». Les chorégraphes ont développé une oeuvre qui construit un dialogue critique entre les terrains et le régime du spectacle et les espaces et la pratique des arts-plastiques. Ils opèrent une redéfinition du rôle du danseur et de sa fonction d’interprète. En intervenant dans différents cadres d’exposition ou en s’y adaptant, ils formulent de nouvelles modalités d’adaptation, de production et de lecture de la danse. Leur interprétation de la présence physique exacerbe les places qu’occupent le spectateur et le chorégraphe dans ces processus. Initiée dans des collaborations innovantes entre opérateurs culturels et secteurs différents, leur démarche intègre l’assemblage économique en tant que composante artistique. 

 

les gens d’Uterpan sont représentés par la galerie Salle Principale, Paris (France). 

 

 

Claude Closky

Partant d’une analyse des moyens et des fins de l’art, Claude Closky examine, depuis maintenant une vingtaine d’années, les systèmes d’information, de représentation et d’organisation du monde. Poussant leurs logiques internes jusqu’à leur propre point d’effondrement et d’anéantissement, il agence, classe, répertorie, ordonne, désordonne, désorganise de l’intérieur. Frank Lamy (extrait de la présentation de l’exposition ‘8002-9891’ au MacVal, Vitry, 2008) 

 

Né en 1963 à Paris (France), vit et travaille à Paris (France) Claude Closky n’a pas de formation artistique. Il entre en 1982 à l’Ecole des arts décoratifs qu’il quittera à la fin de la première année pour co-fonder le groupe de street artistes Les Frères Ripoulin. Vers 1988 il se sépare du groupe pour développer un travail indépendant, avec des moyens volontairement pauvres, à partir du dessin et de l’imprimé. À première vue, Claude Closky est un artiste qui fraye avec l’immatérialité. Il est à l’aise avec les supports électroniques, et certains objets qu’il fabrique ne se donnent pas à voir immédiatement, les livres par exemple. Le langage est son modèle pour articuler les matériaux qu’il utilise : images, textes, chiffres, et sons prélevés dans notre environnement, ou fabriqués dans l’atelier. Son travail n’en est pas moins concerné par sa spécificité matérielle, son degré de visibilité, et la manière dont il occupe l’espace. Les projets de Claude Closky trouvent systématiquement des biais pour s’émanciper des formats – souvent spécifiques aux sites – qui leur sont imposés. Il cherche à pointer les contradictions de la société contemporaine et de ses représentations ainsi qu’à remettre en cause le rôle de l’art dans la production d’un consensus culturel et de valeurs. Dans son travail, il aborde frontalement et questionne les contextes, les conditions et les retombées de la production artistique, les relations au public. 

https://www.salleprincipale.com

 

 

 

 

 

Ícaro Lira

Critíca Radical (2019)

Montage sonore d’après des extraits tirés des archives personnelles des membres de Crítica Radical (1964 – 2018)

Œuvre commandée pour l’exposition Meta-Archive: 1964-1985. Espace pour écouter et lire des histoires de la dictature. Réalisation Sesc – Service Social du Commerce São Paulo / Brésil, 2019. Production, Edition – Coisas que matam.

tape, tape deck, Critíca Radical booklet

1000 € DEMANDE

 


 

Matthieu Saladin

Evaporation (2019)

installation sonore 

durée 47 min 38 sec

Édition de 3

2500 € DEMANDE

 


 

Matthieu Saladin

Economic Score (2013 – 2019)

protocole 

partition

Édition de 3

Enregistrement Economic Score Der Canaletto, 2017

Interprétation par Petra Samhaber-Eckhardt (violon), Nina Pohn (violon), Katharina Pöttinger (alto) et Peter Tref- flinger (violoncelle), le 23 janvier 2017. direction et répétitions, Rupert Huber. 

Commissariat exposition Pierre Bal-Blanc et Kathrin Rhomberg, Erste Campus, Vienne

5000 € DEMANDE

 


 

Matthieu Saladin

Burning Microphone (2011)

protocole

Édition de 3

3000 € DEMANDE

 


 

Annie Vigier et Franck Apertet (les gens d’Uterpan)

Y.A.A.D You are a dancer (2012)

protocole

6 sessions Baltic Art Center

Édition de 3

6000 € DEMANDE

 


 

Claude Closky

Tagada et turlututu (1991 – 2007)

pièce sonore

Édition of 3

4000 € DEMANDE