Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Paris

Julien Berthier

A partir d’un geste simple, le geste minimum de l’artiste : empiler des formes existantes, Julien Berthier propose une forme sculpturale évidente, modeste et presque anonyme : un empilement de cailloux en forme de siège 1:1, en résine. Le rocher rond serait projeté sur le mur (via un vidéoprojecteur caché dans le rocher) comme un rectangle orange en fin de journée, un soleil couchant abstrait. Le rocher sera tourné d’environ 20 degrés pour se déplacer sur le mur. Le spectateur est invité à s’asseoir ou à s’allonger face au paysage, ou plutôt face à l’image du paysage. Il pourrait y avoir un tiroir caché contenant de l’alcool ou des drogues récréatives microdosées. Ce regard sur l’artificialité du concept même de paysage, ce goût pour la question du décorum et de son envers, sont très chers à l’artiste. Ils sont au cœur de cette sculpture/meuble qui rappelle le vieux design italien des années 1960 : kitsch et cool, absurde et un peu magique. Cette installation sera accompagnée d’une maquette pour un futur projet de sculpture publique intitulé « The Last Ray ». Il s’agit de petits bâtiments et ce rayon de fin de journée s’allume sur l’un des murs pignons de l’un des bâtiments, à heure fixe ou à l’aide d’une télécommande.

https://www.galerie-vallois.com/

 

 

Julien BERTHIER

Raggio Verde (études) (2024)
Résine, vidéo projecteur
Echelle 1, dimensions variables
Courtesy Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris

Prix à la demande