SHOW-ROOM 2011

Sandra Lorenzi
Sandra Lorenzi

Sub rosa, principe de précaution, 2010
béton, acier, peinture
40x27x27cm
Courtesy de l’artiste

Sandra Lorenzi

Shell, 2011
aluminium, bois, huile de vidange, cire, peinture
70x130x60cm
Courtesy de l’artiste 

Sandra Lorenzi

Sub rosa, principe de précaution, 2010
béton, acier, peinture
40x27x27cm
Courtesy de l’artiste

Après un cursus en philosophie, Sandra Lorenzi (née en 1983) sort diplômée de la Villa Arson en 2009. Elle participe cette même année au salon d’art contemporain de Montrouge. Sa première exposition personnelle "Holy Holes" se tient à la galerie Visite ma tente à Berlin. Elle participe fin 2010 à "Hic , l’exposition des idées" à la Villa Arson et présente en février 2011 "la Nébuleuse de l’Homoncule" dans le Module 1 du Palais de Tokyo.

A travers sa pratique sculpturale, Sandra Lorenzi questionne notre culture et ses fondements, nos comportements et leurs origines. Les références anciennes, les formes ancestrales ou les fictions populaires sont autant de sources pour penser et imaginer un monde habité par des créatures, des objets à la fois surprenants et familiers. Les "Jizo gisants", figurines décérébrées de moine japonais, côtoient une corne d’abondance, en pleine mutation, mi-animal, mi-minéral, vestige éculé de nos sociétés de consommation. Les "Sub rosa", sorte de bunkers à usage domestique, veillent, car "on" ne sait jamais, et "on" n’est jamais trop prudent. Emmanuel, Léonard et Albert, autrefois chercheurs et philosophes, fondent lentement sur eux-mêmes, ex-voto malheureux d’un savoir retenu jadis et fantasmé aujourd’hui.
Chaque personnage nous indique la direction d’un autre. Tous et d’autres encore sont les actants potentiels d’une vaste comédie humaine dont la toile se tisse peu à peu pour investir le champ de nos sociétés contemporaines.
A travers la création d’un répertoire de forme et d’une réflexion menée de front sur l’espace redécouvert, Sandra Lorenzi explore et expérimente pour observer de nouveau si "les choses disposées là" pourraient être autrement.