Galerie

Daniel Marzona, Berlin

Vajiko Chachkhiani

Vajiko Chachkhiani

Father(2) 2014
béton, chaise
80x120x55cm
œuvre unique
Courtesy Daniel Marzona, Berlin 

 
Vajiko Chachkhiani

Wind to the Bones, 2015
plomb
60x70x20cm
installation murale
œuvre unique
Courtesy Daniel Marzona, Berlin

Vajiko Chachkhiani
 

The Day was Long (Fallen Ashes),2015
Chaussures brûlées, cendres 
Installation au sol
150cm
œuvre unique
Courtesy Daniel Marzona, Berlin

Vajiko Chachkhiani

Endless Ends(3) 2015
Branches d'arbre brûlées
dimensions variables
œuvre unique
Courtesy Daniel Marzona, Berlin

Les œuvres de Vajiko Chachkhiani sont empreintes d’un humanisme poétique qui se situe entre expérience personnelle et réalité politique, explorations psychologiques et immédiateté matérielle. Le point de départ de bon nombre de ses œuvres est directement ou indirectement un échange d’objets ou d’actions entre les personnes, apparaissant parfois comme une performance. L’artiste condense ses sujets en utilisant des formes réduites mettant en place une interaction subtile entre révélation et dissimulation. Les matériaux ordinaires qu’il utilise et le savoir-faire traditionnel de ses œuvres découlent d’une réalité quotidienne banale.

Pour ART-O-RAMA 2017, Vajiko Chachkhiani présente pour la première fois "Elephant on her way to vanish". L’installation en plusieurs parties se compose de différents objets provenant d’une salle à manger géorgienne (papiers peints, tapis, lampes, câbles électriques et bobines) et rappelle son œuvre Living Dog among Dead Lions, actuellement exposée au Pavillon de Georgie à la biennale de Venise 2017. Les tâches sur le papier-peint et les tapis sont en fait des traces laissées par les photographies et les meubles qui ont un jour été placés là, empêchant ainsi le processus de transformation et de changement. Les traces et les objets sont des signes des interventions sociales, culturelles et humaines qui transfèrent ce phénomène irréversible qu’est le 'temps' en un élément visible. Par ailleurs, l’'absence' de ces symboles devient 'présence' et illustre la valeur intrinsèque d’objets et d’espaces personnels dont la caractéristique essentielle est de montrer une part de leur histoire. Ce qu’il en reste : la référence à une vie humaine et à sa perception intime à travers l’habitat.

L’installation est une tentative de traduction d’une série de poèmes, dont le contenu n’est connu que de Chachkhiani et de son auteur, et dont les parties essentielles, comme c’est le cas de tous les poèmes, sont intraduisibles. Cette tentative est symbolisée par un ensemble de sculptures qui sont toutes des échecs anticipés de traduction de ces poèmes. Les poèmes originaux font référence à la vie intime d’une femme.