Galerie

BWA Warszawa, Varsovie

Agnieszka Kalinowska, Iza Tarasewicz

Agnieszka Kalinowska

Welcome, 2010
cordon papier
90 x 350 x 10 cm
Courtesy BWA, Warszawa, Varsovie

Agnieszka Kalinowska

Watering Hole, 2016
cordon papier
Courtesy BWA, Warszawa, Varsovie

IZA TARASEWICZ

HEARTH, 2011
ciment
25x29x11 cm
Courtesy BWA Warszawa, Varsovie

Iza Tarasewicz

The Habitat of Selection, 2011
poussière végétale, colle, papier
37x37x4.5 cm
Courtesy BWA,Warszawa, Varsovie

La galerie polonaise BWA Warszawa présente le projet de deux artistes autour de la notion de matière et de sa connotation sociale.

Isa Tarasewicz est lauréate du concours "Views 2015" décerné par la Deutsche Bank Foundation et a été récemment élue première du classement "Future Greats" de ArtReview. Oliver Basciano explique ce choix : « À Varsovie, l’artiste m’a fait part de son intérêt pour la théorie du chaos et de la façon dont des différences infimes peuvent avoir des impacts significatifs. Elle s’intéresse également à l’hylozoïsme, une doctrine philosophique selon laquelle la matière est vivante. Alors que ces idées sont communément admises dans le champs des mathématiques, des sciences physiques et de la philosophie, Isa Tarasewicz les explore dans un but esthétique à travers un projet sculptural complexe. Les objets qu'elle utilise et les installations résistent au caractère binaire de la nature et à l'artificiel, mêlant aussi bien des objets du quotidien, que des objets ignobles ou à forte suggestion comme le goudron, la graisse animale, les intestins, les fibres végétales, le fumier, la cendre ou l'or ».

Le projet d’Agnieszska Kalinowska est un reflet de la condition de la société moderne. Dans son travail, elle se sert de matériaux bruts et de matières premières : papier gris, paille et corde. La technique de tissage qu’elle emploie révèle une certaine affinité pour l’artisanat. Récemment Mieke Bal a écrit à propos de The Fence : « On dirait une sorte de clôture faite de matériaux organiques. Elle rend à peine visible des personnes qui se trouvent derrière, les protégeant et les emprisonnant tout à la fois. Pour les réfugiés, ce n'est pas un refuge. Les réfugiés, ces sujets retenus ici alors qu'ils fuyaient un pays où leur vie était en danger pour un autre plus sûr, hospitalier et où l'égalité est respectée; c'est du moins ce qu'ils espéraient.»