Galerie

Antoine Levi, Paris

Daniel Jacoby, Piotr Makowski

Piotr Makowski

Kompozycja POA-02, 2016
Encre sur toile
320 x 160cm  
œuvre unique
Courtesy Antoine Levi, Paris

Zoe Williams

The Flight of O, 2010
Corail, nacre, coquille orange, ivoire recyclé,  malachite,coquilles d'haliotide, turquoise, lapis lazuli
230 x 400 x 2,5 cm
œuvre unique
Courtesy Antoine Levi, Paris

La présentation de Daniel Jacoby (Lima, PE, 1985) pour ART-O-RAMA 2017 prend racine dans sa propre œuvre vidéo, le film Ahold of Get the Things To réalisé en 2014 à l'occasion de son exposition personnelle à la galerie Antoine Levi. Dans le film, un centre d'escalade sert de toile de fond à une scénographie futuriste où les dialogues abstraits entre les protagonistes se succèdent et se connectent par la réapparition de trois personnages fréquemment cités : une Baleine, une Tortue et un Perroquet. Leurs conversations se développent par intermittence dans un méta-film parallèle qui se juxtapose à celui que l'on regarde.

Pour cette installation, Jacoby a choisi d'élargir certains aspects du film qui semblent se réunir autour du concept de l'artificiel; un piolet spécialement conçu en inox recouvert de motifs de camouflage et assemblé par des accessoires d'escalade sera installé, suspendu au milieu du stand, accroché par le plafond de la foire. L'intérêt constant de Jacoby envers les valeurs poétiques inhérentes au monde de l'artisanat l'a poussé à collaborer aux côtés d'un expert pour la confection de ces éléments.

Sur chaque mur latéral du stand, Piotr Makowksi (Gdynia, PL, 1985) expose deux peintures de grandes dimensions, jouant sur les récurrences des formes et sur le chevauchement des formes telles qu'on les observe dans l'installation de Jacoby. Ces toiles, selon les intentions de l'auteur, sont des formes abstraites entremêlées en plusieurs strates où chacune se définit peu à peu à l'œil nu à mesure que l'on examine chaque composition; tous les éléments se décèlent et se détachent, créant ainsi de vastes paysages géographiques mentaux.

Makowski pense en formes géométriques et, à travers elles, il communique avec le monde, une raison pour laquelle ses peintures ne proviennent d'aucune source narrative; elles sont l'effet d'une analyse et d'une fantaisie intellectuelles, le fruit d'une négociation incessante avec la surface plane des toiles.