Galerie

Olivier Robert, Paris

David Ancelin, Élodie Lesourd

Olivier Robert a délibérément orienté sa programmation vers la promotion d'artistes émergeants, certains pouvant déjà revendiquer un sérieux parcours dans les réseaux institutionnels internationaux et d'autres, très jeunes, ayant été repérés dès leur sortie des Ecoles d'Art ou lors d'expositions organisées dans des lieux alternatifs. Dans un environnement international très dynamique, et avec le soutien des collectionneurs, des institutions et de la presse spécialisée, Olivier Robert entend défendre ses artistes avec cœur et détermination, à la galerie, sur les foires ou dans des évènements transversaux.

La Galerie Olivier Robert présentera dans le cadre d'ART-O-RAMA deux nouvelles œuvres d'Élodie Lesourd et David Ancelin (tous deux nés en 1978) réunis autour d'une proposition curatoriale intitulée Diaphonie :
Si la transmission de données implique la présence de deux éléments, le transmetteur et le récepteur, elle induit également les notions de circulation, de flux. Ces principes se retrouvent dans l'art et plus particulièrement dans les derniers travaux de David Ancelin et d'Élodie Lesourd réunis ici sous le titre métaphorique de Diaphonie.

Lorsque deux signaux se croisent, on observe parfois des effets perturbateurs. Ainsi, le diptyque peint Folk & Rock d'Élodie Lesourd analyse froidement les interférences mais aussi les corrélations produites par la rencontre de deux entités singulières. Même analyse dans le travail de David Ancelin. Son imposante pièce sculpturale Transmission, point nodal de l'exposition, met en relation deux éléments interagissant de manière absurde et infinie. L'idée de propagation, de réciprocité, permet alors d'envisager l'exposition comme support, vecteur, où l'expérimentation se veut tant visuelle que physique.

Electric Guitar d'Élodie Lesourd, dans sa sobriété et sa banalité (une guitare apposée au mur) se veut être le témoin concret de l'expérience électrique.

Enfin, un ensemble de dessins des deux artistes donne à voir l'invisible : la représentation de scènes de nuit (la série By night de David Ancelin) d'une part mêlant mythes et mystères, et le dévoilement de symboles sataniques (Famine, Death, Pestilence, War, encres sur papier d'Élodie Lesourd) d'autre part. La diaphonie est donc cet aller-retour conceptuel, cet échange fait de tensions et de parasitages entre deux univers à la fois singuliers et complémentaires.

A l'invitation de la galerie, le groupe "The Idiots" se produira en concert, dans la Cartonnerie, le soir du vernissage d'ART-O-RAMA, vendredi 11 septembre à partir de 20h00.

Composé d'extraterrestres aussi charismatiques que délirants, "The Idiots" est un objet musical non identifié qui, dans la galaxie du rock, visite plusieurs univers par chanson sans jamais s'y égarer. Certes l'ancrage punk et noise-rock à la Stooges saute littéralement aux oreilles sur les morceaux les plus enragés. On tient là ce genre de bombes qui provoquent sautillements incontrôlés et mouvements de bras intempestifs dans le public. Mais le rock électrique de The Idiots couvre un spectre plus large : changeant de tempo avec aisance, ils offrent des titres avec des tonalités plus pop ou psychédéliques. Rien d'étonnant à cela, parmi les références de Soulsheik, Nitric Dave et Memphis Mao, les trois Idiots, on trouve entre autres perles des années 60 à peu près tout ce qu'a produit le grand Phil Spector, des Beatles aux Ramones. Connaître le mur du son sur le bout des doigts pour mieux l'exploser, c'est un peu ça la musique des Idiots.