DISCUSSIONS

Discussions organisées par la Fondation d'entreprise Ricard.
Conception et modération : Cédric Aurelle

Horaires

Samedi 26 août à 15h30
Dimanche 27 août à 16h
La Cartonnerie / espace extérieur Lounge

ART-O-RAMA et la Fondation d’entreprise Ricard sont heureux d’annoncer leur première collaboration dans l’organisation d’un programme de discussions conçu et modéré par le critique d'art français Cédric Aurelle. Cédric Aurelle, critique d’art français basé à Paris et Marseille, poursuivra ainsi ses recherches autour des questions de la polarisation et de l’émergence des nouvelles scènes dans l’art contemporain.

Marseille(s) ?

Marseille en français s’énonce au singulier, un singulier sans singularités. Or la mosaïque que la ville offre à son observateur peine à trouver sa réduction dans l’unicité d’une proposition. Y aurait-il donc plusieurs Marseilles, comme le laisse entendre sa traduction en anglais ? Marseille en langage globalisé prend en effet un s, elle devient plurielle, elle devient des Marseilles. Peut-être ce pluriel restitue-t-il mieux le kaléidoscope urbain dont l’importance et la complexité sont le produit de l’histoire des migrations, du commerce des hommes et des choses, de la colonisation ?
Cette oscillation entre un singulier hégémonique et un pluriel de kaléidoscope sert de toile de fond aux conversations d’Artorama. On y interrogera le marché et l’histoire de l’art, leurs mécanismes de production de récits dominantes, la place qu’y occupent des formes divergentes en prise avec des questions de genre, de race et de post-colonialisme, mais aussi comment les lieux par leur spécificité génèrent leur propre diversité à rebours de projets centralisateurs.
 

Samedi 26 août 2017
15h30
Mot d'introduction de Colette Barbier, directrice de la Fondation d'entreprise Ricard suivi de "3 questions à Vincent Lamouroux" à l'occasion de "New Runway", exposition monographique au Panorama de la Friche la Belle de Mai.
 

Samedi 26 août 2017
16h

Le marché de l’art entre féminisme et dé-colonialisme

Avec Françoise Vergès, Isabelle Alfonsi et Julien Creuzet

Avec la globalisation du marché de l’art, de nombreuses formes et voix nouvelles apparaissent depuis plusieurs années dans un contexte qui n’est plus exclusivement masculin, blanc et occidental. En offrant de la visibilité à des récits et formes divergentes des modèles dominants, le marché et l’histoire de l’art peuvent-ils garantir un cadre qui ne reproduise des schémas de domination hérités de la pensée coloniale.
Quels sont les mécanismes de pouvoir permettant l’apparition de ces formes nouvelles ? Comment les récits dominants s’accommodent-ils de propositions digressives ? Un projet émancipateur peut-elle résister à son recyclage en marchandise par le marché ?
 

Dimanche 27 août 2017
16h

Le(s) Sud(s) comme état d’esprit

Avec Marie-Ann Yemsi, Sumeshwar Sharma et Charlotte Cosson & Emmanuelle Luciani

Le monde contemporain ne peut plus être pensé depuis un ou plusieurs centres hégémoniques articulés à des périphéries et satellites. Le(s) Sud(s), dans cette perspective ne peu(ven)t plus être considérés comme vassaux d’un monde organisé depuis un Nord hégémonique. Une conversation qui s’appuie sur le modèle historique des non alignés, interroge une Afrique envisagée comme son propre centre et porteur de sa propre utopie pour revenir vers une Marseille ancrée dans un territoire résolument méridional permettant d’envisager le monde dans sa globalité spatio-temporelle tout en cultivant le génie du lieu.