Galerie

Levy.Delval, Bruxelles

Hugo Scibetta

Hugo Scibetta

Simulation de pièces imprimées pour ART-O-RAMA 2015

Pour sa participation à ART-O-RAMA, la galerie bruxelloise Levy.Delval présente une exposition personnelle de l’artiste Hugo Scibetta qui poursuivra son travail sur les flous.

À la base de cette série, un corpus de photographies provenant du site Contemporary art daily dont l’uniformisation a retenu son attention. Ces reproductions de pièces sont ensuite floutées jusqu’à ce que le référent soit altéré au point d’être méconnaissable. Par ailleurs, une fois imprimées sur toile, ces images produisent une subtile vibration qui interdit toute nouvelle reproduction photographique fidèle. La circulation des images est alors stoppée.

Le stand est construit comme un jeu entre différents espaces. Dans un premier temps la pièce centrale, un triptyque d’impressions sur toiles occupe le mur principal. Ce triptyque est un espace en soi, un espace d’exposition devenu flou, composition abstraite. L’image s’étend d’une toile à l’autre créant une seule et unique ligne de fuite qui pousse le regard jusqu’à une cloison en miroir.

Le stand est ouvert et s’étend au travers de ce reflet virtuel, son propre négatif. En arrivant d’un certain angle, on accède aux volumes du stand via ce reflet. On devine deux chaises appuyées contre le mur. Deux chaises de bureau, en déséquilibre, maintiennent une impression 3D, une sorte d’amphore, blanc immaculé. Cette amphore est une reproduction prise sur le site d’archive de la Fondation Lincoln, mis en place par Oliver Laric. L’objet original est une céramique et évoque donc une certaine fragilité, contrecarrée toutefois par le nouveau matériau et la reproductibilité infinie du fichier. Il n’y a rien qui retienne véritablement cette carafe de la chute, si ce n’est cette chaise en équilibre.