Galerie

22,48 m2, Paris

Cécile Beau

Cécile Beau 

Particules, 2015
17 sabliers, système de rotation
Courtesy 22,48 m2, Paris 

Cécile Beau 

Thalles, 2014
impression sur béton
dimensions variables
Courtesy 22,48 m2, Paris 

Cécile Beau 

Zibens, 2011
néons, acier, dispositif sonore
200 x 70 cm
Courtesy 22,48 m2, Paris

La galerie parisienne 22,48 m2 présentera, dans le cadre de sa participation à ART-O-RAMA 2015, le travail de l’artiste Cécile Beau.

À travers différentes pièces, Cécile Beau tente de nous plonger dans l’observation d’un monde minéral. Matière des origines présente dans tout l’univers, les roches évoquent dans leurs proximités et leurs étrangetés, différents milieux, composants et temporalités.

Convoqués alors sous différents aspects, ce sont des cartographies de planètes lointaines (Empreintes), de la poudre prélevée sur quelques pierres qui s’écoule dans des sabliers aux durées disparates (Particules, 2015), de simples pierres entaillées accrochées au mur en une constellation (Incision), des lichens aux croissances lentes s’incrustant dans la roche (Thalle, 2014), et un zigzag de néons, éclair à la lumière fugace et vacillante figurant une temporalité éphémère (Zibens).

D’une beauté austère, ces pierres forment ainsi des sortes de paysages réduits, arides et flottants comme de possibles astres modélisés. Microcosme ou macrocosme, sols terriens ou plus lointains sont représentés à des échelles indistinctes où une énergie électrique scanne et corrèle ces divers éléments…

Cécile Beau trame ici une excursion dans le temps à travers une dissection poétisée. Une notion de durée à l’échelle des minéraux qui ont précédé et succèderont à la vie selon la formule de Roger Caillois.