Galerie

Carroll/Fletcher, Londres

Karmelo Barmejo, Eva & Franco Mattes, Christine Sun Kim

Christine Sun Kim

All. Night., 2012
Pastel, crayon et fusain sur papier
97,8 x 127 x 0,3 cm
Courtesy Carroll/Fletcher, Londres

Karmelo Bermejo

Fiscal Oil Paint-Permanent Deep Yellow, 2013
Huile sur toile
168 x 168 cm
Courtesy Carroll/Fletcher, Londres

Eva and Franco Mattes

Stolen Pieces, 1995-97
Vue d'exposition (Galerie Carroll/Fletcher, 2012)
Courtesy Carroll/Fletcher, Londres

Pour sa première participation à ART-O-RAMA, la galerie londonienne Carroll/Fletcher est ravie de présenter une exposition collective avec Karmelo Bermejo, Eva & Franco Mattes et Christine Sun Kim autour des thèmes de l’appropriation et de la propriété.

Karmelo Bermejo cherche à révéler les systèmes qui influencent les structures du monde de l’art contemporain et questionne la manière dont les systèmes artistiques de production et de commerce deviennent générateurs de valeur. Dans Fiscal Canvas, l’artiste défie l’acheteur de ne pas déclarer l’acquisition et la galerie de ne pas déclarer sa vente. C’est une œuvre qui soutient d’autres œuvres – si une autre œuvre prend sa place, celle-ci doit être traitée fiscalement de la même manière.

Sourde de naissance, Christine Sun Kim explore la matérialité du son à travers le dessin, la peinture et la performance. Son langage visuel distinct est créé à partir de l’association de notations graphiques et musicales et du langage des signes américain (ASL) - et ceci afin d’élargir le champ de communication de chaque système. All. Day. illustre le parcours que prend la main de l’artiste lorsqu’elle exprime “toute la journée” en langage des signes.

Pionniers du « Net Art », la pratique de Eva et Franco Mattes habite le monde de l’internet, joue sur le détournement des mass media et s’étend jusque dans l’espace physique. Leurs interventions controversées défient les structures de pouvoir ainsi que le statut hiérarchique du monde de l’art. Stolen Pieces, un projet que les artistes considèrent comme étant une performance sur deux ans, est composé de fragments d'œuvres d’art qu’ils ont volés lors d’expositions muséales. Le duo prétend que ces actes ne sont pas des actes de vols aléatoires mais plutôt un moyen d’appréhender de manière duchampienne la notion de propriété.