Galerie

Sabot, Cluj-Napoca

Mihut Boscu, Stefano Calligaro, Radu Comsa, Lucie Fontaine

Lucie Fontaine

Le Gemelle (Daniella Isamit Morales), 2013
Tirage photographique couleur
19 x 25 cm
Courtesy de l'artiste et Sabot, Cluj-Napoca

Mihut Boscu

Bald Commercial, 2012
Vidéo HD, son
2'01
Courtesy de l'artiste et Sabot, Cluj-Napoca

Radu Comșa

Diametric abstraction (transmuted form), 2013
bois
25 x 195 x 5 cm
Courtesy de l'artiste et Sabot, Cluj-Napoca

Stefano Calligaro

As spills, as movements ( as passages, 2013
Dessin n1, peinture à la bombe sur papier
41,5 x 29,8 cm
Courtesy de l'artiste et Sabot, Cluj-Napoca

En s’appuyant sur les oeuvres de quatre artistes complémentaires, la galerie roumaine Sabot étudie les moyens par lesquels l’abstraction peut être déclenchée par des discours à la fois formalistes ou conceptuels. Sabot s’intéresse ainsi à la notion de signature, et à la dichotomie entre forme et contenu (ou comment le language permet le moulage et l’accroissement des idées par le biais de l’allégorie).

Artiste polyvalent, qui aime jouer avec son public à travers des jeux visuels subtils, Mihut Boscu pratique des genres et des médiums flous. Son travail porte sur l’esthétique contemporaine en décomposition, en rappelant les références à l’histoire de l’humanité, la littérature, la philosophie ou la science.

Les objets sont des notes, voici une bonne introduction au travail de Stefano Calligaro. Les annotations, douces, sont écrites pour être lues telles qu’elles sont. Elles occupent en silence la surface d’une page, l’une à côté de l’autre. Les objets sont des suggestions, mais ont des formes claires et possédent une place précise dans le monde.

Les peintures de Radu Comsa sont des sculptures ; définies par leurs irrégularités, leur besoin d’occuper un espace et leur polarité. L’artiste les ré-arrange toujours, les perturbe, les isole, les relie, de sorte qu’elles finissent par fonctionner comme des morphèmes visuels prêts à entrer en collision.

Lucie Fontaine, une «Art employer» qui évite d’enfermer sa pratique dans un champs spécifique de l’art, incarne les trois hypothèses suivantes : la perception anti-hiérarchique du champ de l’art, la théorie de la pratique élargie, et la prise en compte d’un discours global autour de l’œuvre.