ARTISTE INVITÉ 2013

Yann Gerstberger
Yann Gerstberger

Confused, 2012
Vue d'exposition à la galerie Alain Gutharc, Paris
Courtesy de l'artiste
© Aurélien Mole
 

Yann Gerstberger

Vue d'exposition à la Galerie Alain Gutharc, Paris
2013
Courtesy de l'artiste
© Aurélien Mole

Yann Gerstberger

Vue d'exposition à la Galerie Alain Gutharc, Paris
2013
courtesy de l'artiste
© Aurélien Mole

Issu du Show Room 2012 et sélectionné par les galeries participantes au salon l'an dernier, la participation de Yann Gerstberger en tant qu'artiste invité 2013 se concrétisera par la mise à disposition d’un module d’exposition, une bourse de production, et l'édition de son premier catalogue monographique publié par les éditions P.


Les sculptures de Yann Gerstberger mêlent des éléments aux provenances diverses. Elles présentent une forme d'hybridation culturelle où se croisent productions traditionnelles et objets de notre culture de consommation de masse. On y trouve ainsi, sans hiérarchisation apparente, des formes liées à des modalités de fabrication et de consommation aussi étrangères qu'éloignées les unes des autres.

Ce métissage sémantique apparaît comme le reflet de notre relation actuelle aux productions culturelles. Tout est en effet désormais accessible, ou en tout cas consultable, d'un clic ou deux. Tout apparaît de la même façon à la surface de l'écran et au travers des mêmes interfaces. Dire qu'aujourd'hui tout est décontextualisé va presque de soi, tant les conditions d'existence et les raisons d'apparition de telle architecture vernaculaire ou de tel motif tribal semblent effacées par les canaux qu'ils empruntent pour parvenir jusqu'à nous.

C'est dans cet univers où les cadres disciplinaires perdent leurs raisons d'être que navigue Yann Gerstberger. Il applique ainsi les façons de faire du Do It Yourself punk qui affirmait que pour faire de la musique il suffisait d'avoir un instrument et de connaître quelques accords. Seulement cet appel à la production en autonomie, Yann Gerstberger ne l'applique pas à un outil mais à des objets. C'est donc son propre musée, sa propre croyance et sa propre relation au monde que l'artiste compose avec les signes mis à sa disposition. Il semble alors revendiquer une forme d'autonomie du signe dans un monde qui a érigé la customisation en mode de vie.



François Aubart, 2012

Yann Gerstberger - Zicatela Ding • collection ART-O-RAMA • septembre 2013