Galerie

Acdc, Bordeaux

Bastien Cosson, Morgane Fourey

Morgane Fourey

Haut bas (étape de travail), 2012
bois et peinture acrylique
dimensions variables
Courtesy Acdc, Bordeaux

Morgane Fourey

Nature morte, 2011
Médium, moulages en plâtre et peinture acrylique
dimensions variables
Courtesy Acdc, Bordeaux

Bastien Cosson

Gentils coquelicots, 2010
Canevas sur chassis, acrylique
50 x 40 cm
Courtesy Acdc, Bordeaux

Bastien Cosson

La verticale d’une Planche, 2010
Médium
120 x 280 cm
Courtesy Acdc, Bordeaux

Pour sa troisième participation à ART-O-RAMA, la galerie Acdc présente le travail de deux de ses dernières recrues, Morgane Fourey et Bastien Cosson. L’accrochage, classique, est conçu comme une confrontation des méthodes de travail des deux artistes autour des notions relatives au statut de l’œuvre d’art en tant qu’objet à voir. Bastien Cosson prend en dérision les mouvements et la pensée globale de l’art alors que Morgane Fourey cherche à faire disparaitre l’œuvre dans la banalité.

Dans le travail de Morgane Fourey ce qui est à voir c’est ce que l’on ne voit jamais : le montage en cours, le chantier de l’atelier. Au cœur du dispositif élaboré de toutes pièces par l’artiste, les indices prennent une toute autre apparence : ceux de simulacres, de trompe-l’œils qui se jouent de notre envie de voir à tout prix et de donner un sens. L’espace d’exposition peut potentiellement devenir un atelier ou un entrepôt de matières premières, mais dont chacune des pièces construites ou fabriquées pour l’occasion (un faux plancher, des poutres IPN, etc.) donne l’illusion d’être à leur place.

Le travail de Bastien Cosson est polymorphe, il n’est pas restrictif à un médium, une procédure ou une pensée particu­lière. Il se décline sous de multiples apparences tachant d’être constamment rejoué selon le lieu où il sera montré. Il cherche, en arpentant les allées des magasins et les trottoirs des villes, des matériaux susceptibles de faire surgir des forces ou des affects une fois mis en émulsion avec d’autres matériaux. L’artiste retranscrit ce travail rigoureux de récolte dans des mises en scène où ces objets dialoguent pour intensifier les images mentales dont ils peuvent être porteurs dans la conscience populaire.