Galerie

NoguerasBlanchard, Barcelone

Marine Hugonnier

Marine Hugonnier

The Secretary of the Invisible, 2007
extrait vidéo
film en 16mm transféré sur vidéo, couleur, son
21’47”
Courtesy NoguerasBlanchard, Barcelone

Marine Hugonnier

The Secretary of the Invisible, 2007
extrait vidéo
film en 16mm transféré sur vidéo, couleur, son 
21’47”
Courtesy NoguerasBlanchard, Barcelone

Marine Hugonnier

The Secretary of the Invisible, 2007
extrait vidéo
film en 16mm transféré sur vidéo, couleur, son
21’47”
Courtesy NoguerasBlanchard, Barcelone

"The secretary of the Invisible"

La galerie NoguerasBlanchard a le plaisir de présenter le dernier film de Marine Hugonnier The Secretary of the Invisible. Tournée sur la rivière Niger au Mali, l’œuvre est un hommage à Jean Rouch, cinéaste et anthropologue français dont le film Les Maîtres fous (1955) a été le précurseur du "cinéma direct" bouleversant la distance qui sépare le regardeur (la caméra) du regardé (l’Autre).

Reprenant le principe de "l’anthropologie partagée", l’artiste française est allée au Niger rencontrer deux personnes ayant travaillé étroitement avec Rouch : Damouré Zika et Moussa Hamidou, respectivement l’un de ses principaux acteurs et son ingé­nieur du son. Ensemble, ils ont décidé de tourner un film sur le territoire des Songhaï.

Coïncidant avec le festival de cinéma annuel de Niemey "Cinéma Day", l’action se déroule en pleine cérémonie "Holley" – un rituel animiste Songhaï. L’histoire raconte comment Marine Hugonnier échange sa radio contre un "transmetteur d’invisibilité", un masque du Sud Ouest africain qui permettrait de renfermer des esprits d’animaux. Ce masque, provenant d’une autre tribu, devient à la fois l’intrus de la cérémonie et le miroir de la caméra, et derrière elle, de l’artiste. Tout comme la radio ou le masque, la réalisatrice devient le conduit ou le « secrétaire » à travers lequel les évènements sont retransmis. Un caméléon, métonymie du mimétisme, traverse le film d’un bout à l’autre. Le changement de couleur du reptile, son camouflage et donc son invisibilité, renvoient à la capacité du cinéaste à devenir « l’œil invisible » et à le rester.