SHOW-ROOM 2012

Julie Darribère Saintonge
Julie Darribère Saintonge

sans titre, 2011
Tirage par insolation sur papier photographique
30,5 x 22cm
Courtesy de l'artiste

Julie Darribère Saintonge

sans titre, 2011
Peinture acrylique et tirage pigmentaire sur papier
125 x 102cm
Courtesy de l'artiste

Julie Darribère Saintonge

Gosse qui pleure du nez, 2011
Encre et teinture sur tissu, papier
Dimensions variables
vue d'exposition
Courtesy de l'artiste

Julie Darribère Saintonge

Le temps retrouvé, 2011
Tirage par insolation sur papier photographique
30,5 x 22cm
Courtesy de l'artiste

Sans titre (2011) est une feuille de 200 par 135 centimètres posée au sol et recouverte de poudre de graphite. Un pli la traverse et la soulève légèrement. Sans titre (2011) est composé d'une planche de contre-plaqué qui tient debout grâce à la tension d'une sangle qui lui donne une forme légèrement voilée. Outre leurs titres et leurs dates, ces deux réalisations ont comme point commun de faire se dresser, au moins en partie, une surface plane. Ces élévations sont le résultat de gestes simples. Mais par une forme de précarité, ces mouvements ne semblent pas figés. Tout cela pourrait bien retomber d'une minute à l'autre. En cela c'est bien la présence d'un geste, avec toute la spontanéité et fugacité que cela implique, qui semble travailler ces matériaux.

D'ailleurs le fait d'utiliser des matériaux présentés presque sans mise en forme est une constante dans le travail de Julie Darribère Saintonge. C'est le cas notamment de Mettre dans la voix des parenthèses (2012) que l'on peut presque considérer comme un passage en revue de morceaux de bois, de tissus et de papiers de toutes sortes. Réunis le long d'un mur, ils semblent en attente d'une action qui leur donnerait une finalité. Ils semblent presque attendre un ordre ou un top. Là encore le geste est convoqué sans que sa présence ou son action ne soient explicitement manifestes. Car c'est cet état de latence qui caractérise le travail de Julie Darribère Saintonge où l'activité est convoquée comme une mise en mouvement bien plus que comme une finalité.

texte François Aubart